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Les nouvelles opportunités RP selon Edwige Druon responsable RP du groupe SoLocal

Simon
24 Jan 2018

Edwige Druon, utilisatrice de Babbler, a accepté de répondre à nos questions et de nous livrer plus de détails sur son métier et sa vie au travail.

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Quel est ton rôle au sein du service communication chez SoLocal ?

Je suis responsable des relations presse de SoLocal group (PagesJaunes, Mappy, Ooreka…) au sein de la Direction de la communication.

Vos RP sont gérées à la fois en interne mais aussi par des agences externes. Pourquoi avoir choisi d’intégrer Babbler dans vos process RP ?

Soumis à des logiques de restriction des coûts, on doit aujourd’hui faire encore mieux avec moins de moyens et moins de monde. On va alors jouer sur l’efficacité à savoir le gain de temps, la pertinence et s’attacher à ce que nos actions aient du sens et produisent des résultats. Tout ce qu’on fait doit être efficient. On doit maximiser nos relations presse avec des outils plus performants, pratiques et efficaces, d’où l’intérêt d’utiliser un outil malin et pertinent comme Babbler.

Quel est selon toi l’intérêt d’utiliser une solution comme Babbler quand on a une agence RP ?

Il y a le partage des contenus agences/annonceurs. Cela veut dire que tout le monde dispose du même niveau d’information au même moment et permet d’éviter les doublons. C’est une amélioration dans le workflow et ça fluidifie la charge de travail.

Le fait d’utiliser Babbler vous permet-il un mode travail plus collaboratif avec vos consultants en agence et si oui comment ?

C’est un outil 360 internet RP, interne réseaux sociaux et agences. Pour moi c’est un outil de pilotage mais c’est avant tout un outil collaboratif. Nos alternants et nos stagiaires RP qui sont formés à Babbler. Cela génère un engagement collectif pour un objectif commun.

Comment Babbler est-il intégré au quotidien dans vos actions RP ?

Babbler fait partie des dispositifs de communication : diffusion médias, diffusion contenus et amplification de la résonance média/RS. Au même titre qu’un Twitter qu’un Facebook et bien nous on utilise Babbler. Je ne le perçois pas comme une plateforme. Une plateforme c’est pour poster du contenu. Un espace presse le fait très bien; ce n’est pas pour autant que ça lui donne de l’écho. C’est d’ailleurs toute la différence selon moi entre Babbler et une presse room.

Comment le groupe Solocal a t-il su tirer profit de Babbler ? Qu’est que cela vous a apporté ?

Cela nous a apporté un gain d’image : digitale et moderne à la fois. Cet outil nous permet de faire découvrir à bon nombre de médias qui ne nous connaissaient pas ou mal des actualités, speakers ou produits et services que le groupe souhaite pousser. Il nous paraissait prépondérant de mettre en avant toute la diversité de nos contenus via des actions digitales dynamiques et pertinentes. Nous avons réalisé par exemple pour le groupe électro Breakbot un clip interactif, une première mondiale pour laquelle nous avons été primés aux Lions de Cannes. C’est une de nos top actus en nombre de téléchargements sur notre compte PagesJaunes sur Babbler.

Selon vous quelles opportunités sont aujourd’hui sous exploitées dans l’univers des RP ?

Je pense qu’il y a encore un travail d’affinage entre l’information émise par l’annonceur et celle que le journaliste souhaite recevoir : les médias veulent obtenir des informations ciblées, appropriées aux sujets qu’ils traitent, et les annonceurs diffusent parfois tout et n’importe quoi. Cela nuit à la relation qui nous unit.

De la même façon qu’on fait de la publicité sur les réseaux sociaux, je ne vois pas pourquoi on ne ferait pas de la communication ultra ciblée pour les RP.  

Je trouve aussi qu’en RP, le format vidéo est encore aujourd’hui sous-exploité : les vidéos interactives par exemple pourraient être un super outil. Cela permettrait d’adresser un seul et même contenu vidéo adapté à plusieurs profils. Que l’on soit consumer, B2B, ou que l’on travaille dans les relations institutionnelles, on pourrait choisir le type de contenu que l’on veut voir ou revoir. Une seule et même vidéo pour des public différents; et là, on est digital et innovant ! A chaque public de choisir la suite de l’histoire, c’est-à-dire l’information qui le concerne à titre personnel, un peu comme la pub Tipp-Ex qui reste une référence.

Quelle campagne RP t’a particulièrement marquée cette année et pourquoi ?

Club Med fait toujours de belles campagnes et leurs idées sont assez efficaces. Ils ont dernièrement mis en scène tous leurs speakers du groupe via de petites vidéos thématiques, chaque journaliste pouvant consulter et/ou solliciter l’intervenant de son choix. Rapide et malin, un gain de temps génial pour le service com !

Comment vois-tu évoluer ton métier d’ici 2020 ?

Le RP de 2020 sera un arbre à cinq branches, solide, efficace, multi-facettes soit capable de s’adapter à son environnement et au monde qui l’entoure, et donc nécessairement réactif et flexible. Ajouter à cela un peu d’ambition et la magie opèrera ! Adepte des réseaux sociaux, il saura manier l’information avec délicatesse et bon sens, toujours dans la mesure et le geste économe.

Le RP de demain aura aussi les yeux sur tout. Sur la veille, il sera capable de pusher des contenus pertinents, et de répondre en parallèle rapidement aux plannings rédactionnels poussés par les journalistes eux-mêmes.

Le RP de 2020 sera aussi malin dans l’approche. Selon Lao Tseu inspiré par l’Art de la Guerre, il faut “ne rien faire et que rien ne soit pas fait”. Cela signifie que notre rôle est de mettre en place tous les éléments pour créer une situation idéale; après, le mouvement vient de lui-même. Il saura donc saisir la bonne opportunité au bon moment.

Quelles seront les opportunités pour les agences RP ?

Pour moi les agences RP manquent parfois d’ambition, et de créativité. Elles se freinent souvent elles-mêmes et n’osent pas assez sortir les annonceurs de leur zone de confort. Lorsque l’on fait découvrir un nouvel outil aux agences, elles ont parfois l’impression qu’on va leur imposer une surcharge de travail, alors qu’en réalité, on pourrait optimiser la relation sur nos missions opérationnelles, et prendre du recul sur la stratégie à développer.

Pour échanger avec d’autres annonceurs, nous rencontrons les mêmes problématiques: nous demandons aussi à être challengés. A noter que ce n’est pas la taille d’une agence qui fait sa capacité d’innovation. Tout réside dans le bon sens.

Service intégré à des services de com, agence ou même freelances, on fonctionnera de facto avec moins de gens pour des objectifs mesurables et régulièrement challengés par les directions des entreprises. Il est plutôt sain de vouloir évoluer avec notre temps. C’est une preuve d’agilité, non ?